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À l’écoute de la Parole

Après avoir prié Marie au mois de mai, et alors que nous célébrons le Sacré Cœur pendant ce mois-ci, la fête du Saint Sacrement resplendit de mille feux avec toute la richesse de ses rites : processions, heures saintes, retraites… L’Église s’attache à honorer le don le plus grand qu’elle ait reçu pendant la période pascale : l’Eucharistie, présence continuelle de son Époux ressuscité dans le tabernacle, et mémorial toujours renouvelé de sa Passion sur l’autel.

Comme nous avons déjà proclamé les évangiles de l’institution de l’Eucharistie pendant la Semaine Sainte, la liturgie nous propose cette année de méditer sur deux textes qui préfigurent ce mystère : la visite de Melkisédek, prêtre et roi à Abraham (première lecture et psaume) ; la multiplication des pains pendant la vie publique de Jésus (évangile). Saint Paul, quant à lui, nous offre son propre récit de la dernière Cène dans la première épître aux Corinthiens.

La première lecture (Gn 14) et le psaume 110 : Melkisédek

Le personnage de Melkisédek est assez mystérieux. Il apparaît et disparaît tout à coup:

« Au temps d’Amraphel roi de Shinéar, d’Aryok roi d’Ellasar, de Kedor-Laomer roi d’Élam et de Tidéal roi des Goyim, ceux-ci firent la guerre contre Béra roi de Sodome, Birsha roi de Gomorrhe, Shinéab roi d’Adma, Shémeéber roi de Çeboyim et le roi de Béla c’est Çoar. » (Gn 14,1-2)

La région qui va devenir la Terre Sainte est ravagée par les combats que se livrent ces rois locaux. Deux alliances se font face. Abraham, qui s’appelle encore Abram, n’est d’abord pas concerné mais le roi de Sodome, où demeure son neveu Lot, est vaincu… Lot, dont il s’était séparé car leurs richesses respectives provoquaient des querelles dans leurs clans, est fait prisonnier. Abram se transforme en condottiere pour le sauver et remporte la victoire. C’est au retour de ce fait de guerre, et pour en célébrer la grandeur, qu’apparaît, devant Abram, Melkisedek, « roi de Salem ».

Melkisédek était probablement le chef de la localité qui deviendra capitale du royaume de Juda sous David, Jérusalem. Au psaume 76, Jérusalem est en effet appelée Salem : « sa tente s’est fixée en Salem et sa demeure en Sion » (Ps 76,3).

Au-delà de sa propre personne et de sa capacité à reconnaître en Abraham le père des croyants, Melkisédek préfigure le prince de la Paix, celui qui entrera comme roi dans Jérusalem, qui viendra juger le monde et règnera sur la Jérusalem céleste. La lettre aux Hébreux dit en effet :

« D’abord, Melkisédek porte un nom qui veut dire ‘roi de justice’ ; ensuite, il est roi de Salem, c’est-à-dire roi ‘de paix’ et à son sujet on ne parle ni de père ni de mère, ni d’ancêtres, ni d’un commencement d’existence ni d’une fin de vie ; cela le fait ressembler au Fils de Dieu : il demeure prêtre pour toujours » (He 7, 2-3).

À la différence d’Abram, Melkisédek possède deux dignités suprêmes : la royauté et le sacerdoce. Il est roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut. C’est la première fois qu’apparaît, dans la Bible, ce titre de « Dieu très haut » (אל עליון, El Elyon), qui est répété trois fois dans les quelques versets de notre passage. Il démarque clairement Dieu des divinités de la nature, comme Baal, pour en affirmer la transcendance et la suprématie. Ce titre semblait assez connu à l’époque, puisque d’autres personnages religieux non israélites le lui attribuent, comme le prophète Balaam : « oracle de celui qui écoute les paroles de Dieu, de celui qui sait la science du Très-Haut » (Nm 24,16). C’est également la première fois que le mot « prêtre » (כהן, kohen) est employé dans la Bible, ce qui n’est certainement pas anodin.

Cette très haute dignité du personnage est bien perçue par Abram qui lui donne « le dixième de tout ce qu’il avait pris » (v.20), c’est-à-dire le butin acquis lors de la délivrance de Lot. Abram rend grâce à Dieu pour la victoire, et le fait en se soumettant à son représentant, Melkisédek, à qui il verse la dîme ; celui-ci, à son tour, exerce son sacerdoce en bénissant Abram. Un geste qui sera commenté par la Lettre aux Hébreux pour introduire le sacerdoce du Christ (Heb 7).

Prêtre et Roi : le psaume 110, assez mystérieux quant à son origine, parle de l’élévation d’un personnage (appelé seigneur au premier verset), dans lequel beaucoup reconnaissent une figure du Messie attendu. Il est d’abord intronisé en grande pompe par Dieu lui-même (traduit en français par Seigneur dans la première phrase), avec tous les attributs qui reviennent au roi : le trône sur lequel il siège (v.1), la domination sur les ennemis (v.2), l’éclat de la puissance (v.3). Sa dignité sacerdotale est ensuite soulignée par un serment solennel, que l’on répète lors des ordinations sacerdotales : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek » (v.4). C’est la deuxième et dernière mention de Melkisédek dans la Bible hébraïque (AT). Le sacerdoce de Melkisédek se distingue donc du sacerdoce lévitique qui provenait d’Aaron, frère de Moïse, et qui s’exerçait dans le Temple.

D’où la question de la Lettre aux Hébreux : « Si l’on atteignait la perfection par le moyen du sacerdoce lévitique sur lequel repose la loi donnée au peuple, pourquoi faudrait-il que se lève un autre prêtre de l’ordre de Melkisédek et qu’il ne soit pas appelé prêtre de l’ordre d’Aaron ? » (Heb 7,11).

Ces deux textes, Genèse 14 et Psaume 110, annoncent donc la venue du Christ, qui a établi un sacerdoce nouveau et reçu la dignité royale d’une façon différente des descendants de David. Deux détails sont importants pour le lecteur chrétien :

  • Melkisédek apporte « du pain et du vin », sans plus de précision. C’est la première fois que le pain et le vin sont mentionnés ensemble dans l’Ancien Testament. Les repas d’alliance se composaient plutôt de pain et de viande. Les Pères y ont vu une préfiguration de l’Eucharistie.
  • Le texte du verset 3 du Psaume 110 est peu clair, si bien qu’il est possible de le comprendre de diverses manières. La Vulgate, en traduisant « ex utero ante luciferum genui te » (avant l’aurore je t’ai engendré, Ps 110,3), y a reconnu, comme de nombreux Pères, le mystère de l’Incarnation du Verbe.
  • Il faudrait aussi mentionner, pour être complet, le mot « טל, tal » (rosée), omis par la Vulgate, qui symbolise l’Esprit envoyé du ciel (cf. Is 45,8 : cieux, distillez votre rosée) ; nous pouvons donc traduire le v.3 : « avant l’aurore, de la rosée, je t’ai engendré »… un verset quasiment trinitaire !

L’évangile : multiplication des pains (Lc 9)

En plus de la rencontre d’Abraham avec Melkisédek, la liturgie nous propose un autre passage qui préfigure l’Eucharistie : la multiplication des pains, que Luc situe près de Bethsaïde (v.10), c’est-à-dire à l’écart du lieu habituel de prédication de Jésus qu’est Capharnaüm. Jésus voulait en effet offrir un peu de repos à ses apôtres au retour de leur mission : peine perdue, car les foules ne lâchent pas le Maître qu’elles admirent. C’est pourquoi le Christ se consacre à l’enseignement des foules et à la guérison des malades (v.11), ses œuvres de miséricorde par excellence.

Les apôtres, exténués par la tournée qu’ils viennent de passer dans les villages voisins (9,1-6), n’en peuvent plus : faute de savoir où et comment offrir un logement et un repas à tant de personnes, ils préfèrent se décharger. « Renvoie les foules » (v.12) : le cœur du Maître n’a pas encore converti celui de ses disciples, qui ne croient pas à l’impossible et ne connaissent pas la logique de surabondance de l’amour divin…

C’est en prévision de leur future mission de pasteurs, et connaissant leur rôle dans l’Église à venir, que le Christ en appelle à leur collaboration et surtout à leur foi : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (v.13). Fine pédagogie du Maître : il leur montre que les problèmes doivent être affrontés directement, sans les éluder, mais que leur solution dépend avant tout du Seigneur. C’est en s’appuyant sur l’amour tout puissant du Maître, et non par eux-mêmes, qu’ils doivent guider leurs frères. Il leur fait sentir leur propre incapacité, pour que son action miraculeuse soit reçue dans des cœurs qui ont fait l’expérience de la pauvreté. Il déploie son autorité tandis que les apôtres se voient demander de diriger pratiquement la foule, et notamment de la rassembler par groupes, figure des assemblées chrétiennes à venir que les apôtres devront présider. Nous notons au passage la culture hellénistique de Luc : il pose le problème du logement (v.12) qui n’apparaît ni chez Matthieu ni chez Luc, habitués aux conditions plus précaires de la vie en Palestine ; puis il donne l’ordre de « faire s’étendre » les affamés, comme dans un banquet.

Le miracle de la multiplication des pains avait déjà été en quelque sorte annoncé par le Christ au début de son ministère, lors de sa prédication inaugurale à Nazareth : « Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ; et ce n’est à aucune d’elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon » (Lc 4,25-26). Dans les chapitres qui vont de Nazareth à la Transfiguration (chap. 4-9), Jésus accomplit les mêmes miracles qu’Élie et Élisée pour être reconnu comme un prophète. Tout comme Élie pourvoyant à la farine pour la veuve et son fils, le Christ pourvoit maintenant au pain pour la foule des pauvres, qui incarne l’Israël délaissé et nécessiteux.

Organiser et diriger n’est pas le seul rôle que Jésus assigne à ses disciples, les futurs pasteurs de son peuple. Il leur demande un grand acte de foi. Les disciples ont une vraie compassion pour les foules, mais ils obéissent encore à une logique totalement humaine à laquelle il n’y a, a priori, rien à redire : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »

Jésus leur faire une réponse qui peut sembler incohérente : « donnez-leur vous-mêmes à manger. » C’est le premier pas dans la foi… Les disciples ne refusent pas l’idée de nourrir la foule mais continuent dans leur propre logique : « à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple »...

Jésus poursuit selon sa propre logique : « Faites-les s’étendre par groupes. » C’est la deuxième étape : les disciples qui ignorent ce que va faire Jésus font malgré tout asseoir la foule et commencent à distribuer les cinq pains et les deux poissons que Jésus a bénis. Sans voir et sans comprendre, ils sont entrés dans la foi, ont collaboré avec le Seigneur, pour voir ensuite les merveilles de Dieu.

Le texte a bien sûr, une autre signification, directement liée à la fête de ce jour. Tout en étant un nouvel Élie, Jésus annonce ici une toute autre nourriture et une totale nouveauté : le don de l’Eucharistie, nourriture qui soutiendra les croyants dans les déserts spirituels qu’ils traverseront. C’est pour cela que saint Jean, pénétrant les mystères du cœur de son Maître, placera le « discours du pain de vie » (Jn 6) après la multiplication des pains.

La vraie nourriture de l’âme, celle qui permet de tenir dans les déserts de la vie, ce n’est pas le pain tiré de la terre, mais celui qui descend du ciel et que donne le Christ, comme nous le voyons aujourd’hui ; ce pain est le Christ lui-même, comme cela sera révélé lors de la Cène. Toutefois, Jésus a besoin, pour continuer à donner ce pain, de la foi des hommes et de leur collaboration. Il faut qu’il existe un peuple affamé et des hommes qui aient donné leur vie pour rendre le Christ présent.

Saint Luc, habitué à la célébration de la « fraction du pain » (cf. Lc 24, les disciples d’Emmaüs, et Ac 2,42), parsème son récit du miracle d’éléments liturgiques : devant une assemblée préparée pour l’événement, Jésus accomplit les gestes rituels de l’Eucharistie, préfigurant le rôle des apôtres dans la vie de l’Église. Le déroulement du miracle obéit à la succession des rites eucharistiques tels que l’Église le codifiera petit à petit : prendre les pains (offertoire), lever les yeux au ciel (en attitude de prière, mentionné dans le Canon romain), rompre le pain, le distribuer aux disciples pour qu’ils « les distribuent à la foule » : une répartition de nourriture qui, inaugurée à la dernière Cène, continue sans interruption jusqu’à nous, qui faisons partie de cette foule aux pieds du Christ. Les apôtres en sont naturellement les ministres…

Deuxième lecture : L’institution de l’Eucharistie (1Co 11)

Cette célébration de l’eucharistie dans la communauté chrétienne, Luc l’a probablement vécue aux côtés de saint Paul lors des périples racontés par les Actes. L’apôtre des nations l’appelle d’un terme technique, « la cène du Seigneur » (κυριακὸν δεῖπνον, kuriakon deipnon) dans sa première lettre aux Corinthiens (11,20).

La teneur de ce texte explique pourquoi la liturgie, lors de la fête du Saint Sacrement, ne nous propose pas l’évangile de la dernière Cène (Lc 22) comme on pourrait s’y attendre. C’est Paul qui nous en fournit le récit, si proche dans sa formulation de celui de Luc que les spécialistes pensent qu’ils ont tous deux puisé à la même tradition, probablement à Antioche, à la différence de Matthieu et Marc qui nous offriraient la version qui circulait à Jérusalem. Paul tient surtout à souligner qu’il « transmet ce que lui-même a reçu » (v.23) : il ne se sent ni le détenteur, ni encore moins l’inventeur, d’un rite qui le précède, et qui remonte donc aux toutes premières années de la communauté chrétienne ; il tient à le transmettre intact. Cela transparaît dans son récit qui est, comme celui de Luc, très marqué par la pratique cultuelle ; les mêmes actions que nous avons décrites dans l’évangile se retrouvent sous sa plume, avec quelques ajouts très importants :

  • C’est le « Seigneur (κύριος) Jésus » qui prend le pain, un titre qui souligne son autorité pour instituer une action si nouvelle ;
  • Il « rendit grâce (εὐχαριστήσας) », d’où l’appellation d’Eucharistie pour répéter ce mémorial ; il s’agit probablement de la bénédiction ( berakah) rituelle juive comme celle-ci : « Béni sois-tu, Seigneur, notre Dieu, roi des siècles, qui fais produire le pain à la terre » ;
  • Il « rompit le pain », un verbe très précis qui en vient à désigner le rite lui-même dans les Actes : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain » (Ac 20,7).

Comme le rappelle le Catéchisme, le sacrement de l’Eucharistie s’appelle aussi Fraction du pain :

« … parce que ce rite, propre au repas juif, a été utilisé par Jésus lorsqu’il bénissait et distribuait le pain en maître de table (cf. Mt 14, 19 ; 15, 36 ; Mc 8, 6. 19), surtout lors de la dernière Cène (cf. Mt 26, 26 ; 1 Co 11, 24). C’est à ce geste que les disciples le reconnaîtront après sa résurrection (cf. Lc 24, 13-35), et c’est de cette expression que les premiers chrétiens désigneront leurs assemblées eucharistiques (cf. Ac 2, 42. 46 ; 20, 7. 11). Ils signifient par là que tous ceux qui mangent à l’unique pain rompu, le Christ, entrent en communion avec l ui et ne forment plus qu’un seul corps en l ui (cf. 1 Co 10, 16-17). » [1]

C’est là que Paul rapporte les paroles mêmes du Seigneur : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». Paroles révolutionnaires, dont le sens continuera d’être médité par l’Église, petit à petit, au cours des siècles, mais que Paul expose déjà clairement, quelques versets avant le passage de ce jour :

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? » (1 Cor 10-14).

Les évangélistes ont d’abord insisté sur l’aspect d’offrande du Christ, puisque le corps de Jésus sera offert sur la Croix. C’est ce que souligne saint Paul quelques versets après : « vous proclamez la mort du Seigneur » (v.26). Ils ont ensuite souligné, l’idée de nourriture donnée pour la vie des chrétiens: « Qui mangera ce pain vivra à jamais » (Jn 6,51). Enfin, les théologiens réfléchiront sur la réalité substantielle de ce don : ce n’est pas un pain que le Christ donne à manger, mais son corps glorieux. Le regard de l’Épouse qu’est l’Église s’est ainsi déplacé de celui qui s’offre, le Christ dans sa Passion, à l’effet du don, la vie des croyants, et finalement au don lui-même, l’Eucharistie, présence réelle du Christ ressuscité. Mais ces trois aspects étaient bien implicitement vécus par Paul et Luc.

Tous deux mentionnent que les paroles de Jésus sur la coupe ont été prononcées « après le repas » (1Co 11,25 = Lc 22,20). Dans leur mentalité hellénistique, cela signifie probablement qu’ils situent cette action non dans le dîner lui-même (δεῖπνον, deipnon), mais lors du Symposium (σύνποσιον( qui le suivait. Nous ne pouvons pas ici rentrer dans les discussions sur la Pâque juive telle que le Christ l’a célébrée ce soir-là ; ni approfondir les paroles sur la coupe, qui établissent une nouvelle alliance.

Un dernier point doit être rappelé qui échappe à la présentation liturgique du texte : si Paul parle de la Cène, c’est pour faire des remontrances à la communauté de Corinthe. Il commence par des reproches sur le manque d’unité des chrétiens qui se réunissent par groupes d’affinité, probablement ceux d’origine juive séparés des anciens païens : « j’apprends tout d’abord que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il se produit parmi vous des divisions, et je le crois en partie » (v.18). Paul souligne ensuite le comportement non respectueux de certains croyants et leur manque d’esprit communautaire : « Dès qu’on est à table en effet, chacun prend d’abord son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre » (v.21). Enfin, certains participants ne croient pas la réalité du mystère qu’ils célèbrent :

« Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur » (1 Cor 12, 27-28).

Un avertissement très sévère, qui doit nous rejoindre nous aussi lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie.

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[1] Catéchisme, nº1329.


Le Saint Sacrement


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  • Dimanche XXI  – Année C