Lectio Divina

Dimanche II de Carême - Année A

À l’écoute de la Parole

Jésus-Christ, que nous avons vu victorieux sur Satan la semaine dernière, nous emmène aujourd’hui sur le Thabor pour nous faire contempler sa gloire par sa Transfiguration (Mt 17). Il dévoile à ses disciples la splendeur de sa divinité avant de les mener à Jérusalem, lieu de son humiliation et de sa mort. C’est une expérience similaire qu’a vécue saint Paul, en découvrant cette « grâce de la vocation, cachée dans tous les siècles » (2Tm 1). Dieu appelle et se révèle, depuis la toute première expérience de notre père Abraham, invité à quitter sa patrie et la maison de son père (Gn 12) : nous le suivons par notre Lectio Divina.

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Méditation : du dépouillement à la gloire

Abraham est arraché à son confort, mais marche vers la réalisation d’une promesse extraordinaire : de même notre montée vers Pâques est habitée par l’arrachement de l’ascèse, et par l’espérance de la Résurrection (1). Nous faisons ainsi l’expérience, sur ce chemin, de « petits Thabor » : ces moments précieux de gloire divine, sincères mais cachés, lorsque le Christ nous emmène sur la montagne, à l’improviste. Cette expérience est accompagnée de la croix, comme pour les disciples… Mais le Christ nous mènera un jour à la gloire définitive, sans mérite de notre part (2).

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Bonne lecture, bonne prière ! P. Nicolas Bossu, LC

Pour aller plus loin

Pendant le Carême, beaucoup pratiquent le chemin de croix (Via Crucis), qui est une très belle façon de contempler la Passion et d’accompagner Jésus. Mais, en ce dimanche dédié à la Transfiguration, il est bon de considérer aussi la pratique du chemin de lumière (Via Lucis) qui nous invite à méditer en quatorze stations les apparitions du Christ ressuscité. La famille spirituelle de don Bosco le présente sur ce site.

Le site officiel du Vatican nous en donne une belle description où nous lisons notamment :

« On dit communément : ‘per crucem ad lucem’ ; il est vrai que la Via Lucis peut en outre devenir une excellente pédagogie de la foi. De fait, la Via Lucis, avec la métaphore du chemin à parcourir, permet aux fidèles de mieux comprendre l’itinéraire spirituel, qui part de la constatation de la réalité de la souffrance, qui, selon le dessein de Dieu, ne constitue pas le point d’ancrage définitif de la vie humaine, et aboutit à l’espérance de rejoindre le vrai but poursuivi par chaque homme : la libération, la joie, la paix, qui sont des valeurs essentiellement pascales ».

Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, nº 153, disponible ici.