Lectio Divina

Dimanche de Pâques - Année A

À l’écoute de la Parole

« Il n’est pas ici, car il est ressuscité ! » : l’annonce de l’ange retentit en ce matin de Pâques. Nous relisons avec émotion le récit de la première rencontre des femmes avec Jésus (Mt 28). Puis nous voyons cette Bonne Nouvelle se propager pendant la vie de l’Église : saint Pierre l’annonce pour la première fois aux païens (Ac 10). Pendant cette période pascale, la première lecture sera systématiquement empruntée aux Actes des Apôtres où nous trouvons les fondements de notre vie en communauté. Des deux textes proposés en deuxième lecture, nous choisissons de commenter la lettre de Paul aux Corinthiens (1Co 5) : il faut célébrer les fêtes de Pâques avec un cœur nouveau, dans la droiture et la vérité.

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Méditation : une rencontre personnelle dans l’Église

Notre méditation se concentrera sur la rencontre avec le Christ ressuscité. C’est une rencontre personnelle, qui est au fondement de l’évangélisation, et qui nous donne la joie (1). C’est aussi une rencontre que les femmes, dans l’Évangile, illustrent à merveille : elles représentent l’Église, cette communauté des croyants qui rencontre le Christ aujourd’hui pour le retrouver demain définitivement dans la gloire (2).

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Bonne lecture, bonne prière ! P. Nicolas Bossu, LC

Pour aller plus loin

La Résurrection de Jésus : un événement mystérieux, mais vraiment fondamental pour notre foi. Nous affirmons sa réalité, mais en même temps nous savons qu’il échappe à la « vérification » et n’est pas du même ordre que les autres événements de l’histoire. Certains se demandent quelle valeur objective donner aux témoignages des croyants d’alors, éblouis par leur nouvelle foi : la Résurrection est-elle vraiment un fait historique à part entière ? À l’époque moderne, tant de théories se sont présentées sur la Résurrection, y compris à l’intérieur de l’Église, qu’on a du mal à y voir clair. C’est pourtant une question que le Catéchisme, à la lumière de la Tradition, a tranchée avec clarté et simplicité, et qu’il est bon de relire en ces jours. En voici un passage :

« Devant ces témoignages il est impossible d’interpréter la Résurrection du Christ en dehors de l’ordre physique, et de ne pas la reconnaître comme un fait historique. Il résulte des faits que la foi des disciples a été soumise à l’épreuve radicale de la Passion et de la mort en croix de leur maître annoncée par celui-ci à l’avance. La secousse provoquée par la Passion fut si grande que les disciples (tout au moins certains d’entre eux) ne crurent pas aussitôt à la nouvelle de la Résurrection. Loin de nous montrer une communauté saisie par une exaltation mystique, les Évangiles nous présentent les disciples abattus et effrayés. C’est pourquoi ils n’ont pas cru les saintes femmes de retour du tombeau et "leurs propos leur ont semblé du radotage". Quand Jésus se manifeste aux onze au soir de Pâques, "il leur reproche leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressuscité" […] C’est pourquoi l’hypothèse selon laquelle la Résurrection aurait été un "produit" de la foi (ou de la crédulité) des apôtres est sans consistance. Bien au contraire, leur foi dans la Résurrection est née – sous l’action de la grâce divine – de l’expérience directe de la réalité de Jésus ressuscité… »

Catéchisme de l’Église catholique, Les apparitions du Ressuscité (nos 641-644), disponible ici.