Lectio Divina

« Le feu est chaleur. La parole de Dieu ne doit pas être pour nous une théorie. Nous devons nous laisser réchauffer par elle afin de pouvoir en réchauffer d’autres. Nous avons à devenir chauds de la chaleur de Jésus-Christ, de l’énergie irradiante de sa bonté. Et le feu est sainteté… »

Cardinal Ratzinger

Dimanche VII du Temps Ordinaire - Année C

La générosité comme chemin de sainteté

À l’écoute de la Parole

Après les Béatitudes de la semaine dernière, Jésus développe plus explicitement sa doctrine. Son discours est centré sur la « règle d’or » : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux » (Lc 6,31).

La liturgie nous montre un exemple de comportement noble, celui de David qui aurait pu tuer Saül, son ennemi. Il préféra le laisser en vie, par crainte de porter la main sur l’Oint du Seigneur (1Sam 26).

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Méditation

Qui est mon « ennemi » ? Comment pratiquer la règle d’or ? Que me promet Jésus, comment s’y prend-il dans son discours pour convaincre nos consciences un peu paresseuses ?

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Pour aller plus loin

La « règle d’or » proclamée par Jésus ( Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux , Lc 6) est-elle propre au christianisme ? Il semble que de nombreuses autres religions et cultures, dans leur patrimoine de réflexion sur l’éthique, l’aient aussi formulée. C’est ainsi que la Commission Théologique Internationale, en explorant ce thème, explique l’universalité de cette règle morale:

« La forme et l’étendue de ces traditions peuvent considérablement varier. Elles n’en témoignent pas moins de l’existence d’un patrimoine de valeurs morales commun à tous les hommes, quelle que soit la manière dont ces valeurs sont justifiées à l’intérieur d’une vision du monde particulière. Par exemple, la ‘règle d’or’ ( Ne fais à personne ce que tu n’aimerais pas subir) se retrouve sous une forme ou sous une autre dans la plupart des traditions de sagesse. En outre, elles s’accordent généralement à reconnaître que les grandes règles éthiques non seulement s’imposent à un groupe humain déterminé mais valent universellement pour chaque individu et pour tous les peuples. Enfin, plusieurs traditions reconnaissent que ces comportements moraux universels sont appelés par la nature même de l’homme : ils expriment la manière dont l’homme doit s’insérer de façon à la fois créative et harmonieuse dans un ordre cosmique ou métaphysique qui le dépasse et donne sens à sa vie. Cet ordre est en effet imprégné par une sagesse immanente. Il est porteur d’un message moral que les hommes sont capables de déchiffrer. » CTI, Document À la recherche d’une éthique universelle (2009), nº24.