Lectio Divina

« Le feu est chaleur. La parole de Dieu ne doit pas être pour nous une théorie. Nous devons nous laisser réchauffer par elle afin de pouvoir en réchauffer d’autres. Nous avons à devenir chauds de la chaleur de Jésus-Christ, de l’énergie irradiante de sa bonté. Et le feu est sainteté… »

Cardinal Ratzinger

Dimanche I de l’Avent - Année C

Vigilance : Jésus revient bientôt

Après la fête du Christ-Roi, nous entamons la nouvelle année liturgique : préparation à la venue de l’enfant à Bethléem, préparation de son retour dans la Gloire.
 

À l’écoute de la Parole

L’évangile rapporte une partie du « discours eschatologique » de Jésus : un ton dramatique et des réalités surprenantes qui nous invitent à la vigilance (Lc 21)…
Son retour en gloire accomplira l’oracle de Jérémie : « j’accomplirai la parole de bonheur », car le Christ apporte la paix (Jr 33).
De son côté, Saint Paul nous invite à « affermir nos cœurs » pour pouvoir nous présenter devant le Christ à son retour (1Th 3).

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Méditation

Comment vivre l’Avent fructueusement ? En suivant la liturgie, nous distinguerons trois attitudes : vigilance avec le Christ, médecin des âmes ; contemplation avec Marie, qui porte l’enfant Jésus ; charité envers nos frères, qui ont besoin de recevoir la lumière de Noël.

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Pour aller plus loin

Le commencement de la nouvelle année liturgique peut être l’occasion de prendre un peu de recul et de contempler tout ce cycle où l’Église va nous alimenter spirituellement. On pourra le faire en compagnie de dom Guéranger et son œuvre classique « L’année liturgique », disponible ici. Il y cite par exemple un théologien médiéval, Pierre de Blois, nous montrant la richesse de son ouvrage :

« Il y a trois Avènements du Seigneur, le premier dans la chair, le second dans l'âme, le troisième par le jugement. Le premier eut lieu au milieu de la nuit, suivant ces paroles de l'Évangile : Au milieu de la nuit un cri s'est fait entendre: Voici l' Époux !
Et ce premier Avènement est déjà passé : car le Christ a été vu sur la terre et a conversé avec les hommes. Nous sommes présentement dans le second Avènement : pourvu toutefois que nous soyons tels qu'il puisse ainsi venir à nous ; car il a dit que si nous l'aimons, il viendra à nous et fera sa demeure en nous.
Ce second Avènement est donc pour nous une chose mêlée d'incertitude ; car quel autre que l'Esprit de Dieu connaît ceux qui sont à Dieu ? Ceux que le désir des choses célestes ravit hors d'eux-mêmes, savent bien quand il vient; cependant, ils ne savent pas d'où il vient ni où il va. Quant au troisième Avènement, il est très certain qu'il aura lieu ; très incertain quand il aura lieu : puisqu'il n'est rien de plus certain que la mort, et rien de plus incertain que le jour de la mort. Au moment où l’on parlera de paix et de sécurité, dit le Sage, c'est alors que la mort apparaîtra soudain, comme les douleurs de l'enfantement au sein de la femme, et nul ne pourra fuir. Le premier Avènement lut donc humble et caché, le second est mystérieux et plein d'amour, le troisième sera éclatant et terrible. Dans son premier Avènement, le Christ a été jugé par les hommes avec injustice ; dans le second, il nous rend justes par sa grâce ; dans le dernier, il jugera toutes choses avec équité : Agneau dans le premier Avènement, Lion dans le dernier, Ami plein de tendresse dans le second.[1]


[1] Pierre de Blois, Sermon III De Adventu, cité par Dom Guéranger, L’année liturgique, Chapitre II : Mystique de l’Avent (numérisation par l’Abbaye Saint Benoît de Port-Valais, disponible ici).