Lectio Divina

Dimanche IV de l’Avent - Année B

David et Marie, partenaires de Dieu

La venue de Jésus est imminente : nous méditons sur l’Annonciation, où Marie reçoit de l’ange Gabriel la Bonne Nouvelle de sa maternité divine (Lc 1).

Mais David avait déjà reçu une promesse extraordinaire : « ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi… » (2Sam 7). La Miséricorde divine vient donc bouleverser l’histoire humaine, un grand Mystère qui éblouit saint Paul (Ro 16).

À l’écoute de la Parole

Quel est le véritable « temple de Dieu » : le sanctuaire de pierres construit par Salomon à Jérusalem ? L’humanité de Jésus « où réside la plénitude de la divinité » (Col 2,9) ? L’Église où l’Esprit Saint nous fait entrer dans la Trinité sainte ?

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Méditation : le mystère du Temple et la grandeur de Marie

Les lectures de ce dimanche nous présentent un thème biblique très riche : la « maison de David », que Dieu promet d’assister pour toujours (2Sam 7), et qui devient à l’Annonciation une réalité très particulière, avec un visage (Lc 1).

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Pour aller plus loin

L’Avent, l’Annonciation, Noël… l’Église chante la Vierge Marie… La Communauté de l’Emmanuel nous offre deux beaux chants :

Plus traditionnel, le chant grégorien de l’Ave maris stella (salut, étoile de la mer), dont nous avons une très belle traduction par Lemaistre de Saacy. Voir par exemple cette strophe :

« Recevant ce salut de la bouche d’un Ange,
Reçois nos humbles vœux ;
Qu’Ève cède à Marie, et que son nom se change
En ton nom bienheureux.
 »[1]

Le voici chanté par les moines bénédictins de Ganagobie, avec paroles et partition.

En version féminine .


[1] Isaac Louis Le Maistre de Sacy (+1684), Office de l’Eglise et de la Vierge en latin et en français… éditions LePetit 1743, Hymne Ave Maris Stella, p. 373-375. Voir la traduction entière de l’hymne :

Éclaire, astre divin, les noirs flots de ce monde,
Mère du Dieu des dieux,
Toujours vierge, mais vierge heureusement féconde,
Claire porte des cieux.
Recevant ce salut de la bouche d’un Ange,
Reçois nos humbles vœux ;
Qu’Ève cède à Marie, et que son nom se change
En ton nom bienheureux.
Illumine l’aveugle, affranchis le coupable
De ses tristes liens ;
Écarte tous nos maux par ta main secourable,
Obtiens-nous tous les biens.
Fléchis par ton pouvoir et de Mère et de Reine
Ton Fils et notre Roi,
Qui rabaissa pour nous sa grandeur souveraine
Jusqu’à naître de toi.
Ô très pure, ô très douce, ô Vierge incomparable,
Humble au-dessus de tous,
Romps les fers du péché dont le poids nous accable,
Rends-nous purs, humbles, doux.
Donne-nous un cœur chaste, assure-nous la voie
Du céleste palais ;
Fais que, voyant Jésus, une immortelle joie
Nous ravisse à jamais.
Gloire au Père Éternel, gloire au Fils, Roi des anges
Et Monarque des rois ;
À l’Esprit adorable éternelles louanges,
Un seul honneur aux trois.