Lectio Divina

Dimanche I de l’Avent - Année B

L’Avent: Attendre dans la nuit

Attente… Attention!

Ces deux mots dominent la liturgie de ce dimanche. En entrant dans l’Avent, nous attendons la venue de l’Enfant-Jésus (Noël); nous attendons aussi son retour dans la Gloire (Parousie). Isaïe ouvre l’année liturgique avec une extraordinaire prière de désir, d’attente, de supplication (Is 63): il accompagnait le peuple d’Israël errant dans les méandres de l’histoire, il nous accompagne aujourd’hui dans cette marche nocturne qu’est l’Avent.

A l’écoute de la Parole

Jésus nous compare à des serviteurs auxquels le maître a laissé sa maison en garde (Mc 13). Donc… faites attention! Veillez! Il nous le répète trois fois dans l’évangile: car la nuit est longue, nous pourrions nous assoupir, et ne pas être prêts pour son Retour. Notre attente doit se faire vigilante, le chrétien est vraiment le contraire d’une personne désabusée, qui n’attend plus rien, qui ne fait plus attention, car son cœur est tendu vers le Christ.

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Méditation : Veiller dans la nuit

Avec insistance, Jésus nous invite à veiller en ce début d’Avent. Dans l’évangile du jour, il répète par trois fois cet impératif: «Veillez!» Il compare notre vie sur terre à une longue nuit d’attente. Pourquoi cette image de la nuit? Y sommes-nous désespérément seuls, comme des enfants abandonnés dans la forêt? Le Seigneur suscite des veilleurs à nos côtés: prêtres, consacrés, évêques… Enfin, quelle attitude adopter pour suivre l’invitation du Christ à veiller?

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Pour aller plus loin

Qui veille aujourd’hui dans l’Église ? Les moines ont reçu cette vocation à devenir des veilleurs au sein de la nuit: écoutons l’extraordinaire témoignage des moines de Tibhirine, en Algérie. Le Seigneur leur a donné la grâce de verser leur sang en étant fidèles jusqu’au bout. Etre veilleurs en pays musulman, voilà une mission très particulière, comme l’exprimait le frère Bruno, dans ses lettres depuis Fès:

«Célébrer la Résurrection du Christ en cette terre, en cette ville, c’est évidemment un paradoxe, mais nous ressentons alors toute la signification de notre ‘mission’ de priants…Être des ‘veilleurs’, prenant en notre prière toutes les joies et les peines du monde…»[1]


[1] Frère Bruno (dans le monde Christian Lemarchand), lettre