Lectio Divina

Méditation : Viens, Esprit créateur!

La méditation va nous conduire à distinguer différentes perspectives : l’Esprit qui introduit dans la Révélation entière ; l’Esprit qui anime le cœur des croyants ; l’Esprit, acteur de l’évangélisation. Mais le don de l’Esprit Saint est avant tout une expérience, à la fois personnelle et communautaire ; nous devons donc écouter les témoignages de ceux qui l’ont reçu en profondeur. Voici un bel extrait d’une homélie de Pentecôte de frère Christian, le prieur du célèbre monastère de Tibhirine dans l’Atlas, mort martyr en 1996. En ces moines qui ont vécu jusqu’au bout le don de leur vie, nous retrouvons l’enthousiasme personnel dans un élan communautaire :

« Le chef d’orchestre est invisible, comme le vent. Un souffle et il donne le ton pourvu que la flûte s’y prête. Quel est ce ton ? C’est la JOIE du Christ, pour tout le monde le même… à chacun le sien. Comprenne qui pourra ! L’Esprit répandu sur tout l’univers n’a pas d’autre bonne nouvelle que celle du Fils. Si nous savons l’écouter dans toutes ses harmoniques, nous percevons quelque chose de ce message unique à travers toute existence, précisément dans ce qu’elle a d’UNIQUE. Car l’Esprit fait feu de tout bois. Même les cœurs de pierre peuvent se révéler des pierres à feu. L’eau a jailli bien du Rocher ! Il fait même coïncider les contraires, l’eau et le feu, la joie et la souffrance, l’église et la synagogue, la synagogue et la mosquée, l’athéisme et la foi : c’est son secret. Avant de le contester, écoutons vibrer en frère le cœur de tout homme. Saluons-le comme Jésus : la PAIX soit avec toi ! Es Salam ! Shalom ! Essayons… recommençons. Écoutons : l’Esprit murmure sur lui aussi le cri du Père commun : Celui-ci est mon Fils, il est ma JOIE. Chantons la relation du Père et du frère dans le Fils, du Fils et de la multitude dans un même Esprit. Notre JOIE sera personnelle certes, mais à la façon dont elle l’est en Dieu, comme une RELATION de personne à personne, impliquant l’oubli de soi pour faire mémoire de l’autre, dans l’action de grâces, dans l’eucharistie : Ceci est mon Corps, membre d’un seul Corps dans le Christ. L’Esprit est là pour nous partager comme du bon PAIN le Christ vivant en l’autre. Et c’est Pâques à nouveau ; comme les Apôtres, nous voici pleins de JOIE en voyant le Seigneur. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père. Les apôtres se mettent en branle. Dans l’amour du Christ, ils vont vers le Père… En les envoyant sur ses traces, le Christ leur donne, par son Esprit, d’aimer assez les hommes pour discerner avec Joie la voie par où cheminer avec chacun, vers le Père. »[1]

L’Esprit et la Révélation complète

Commençons par l’expression mystérieuse de Jésus au Cénacle, qui affirme avoir « beaucoup de choses à dire », mais que les disciples « ne peuvent pas porter pour l’instant ». De quoi s’agit-il ? Saint Jean-Paul II nous l’explique dans une encyclique :

« Ces mots “introduire dans la vérité tout entière”, en rapport avec ce que les apôtres “ne peuvent pas porter à présent”, sont en lien direct avec le dépouillement du Christ par la passion et la mort en Croix qui étaient imminentes lorsqu'il prononçait ces paroles. Cependant il deviendra clair, par la suite, que les mots “introduire dans la vérité tout entière” se rattachent également, au-delà du scandalum Crucis, à tout ce que le Christ “a fait et enseigné”. En effet, le mysterium Christi dans son intégralité exige la foi, parce que c'est la foi qui introduit véritablement l'homme dans la réalité du mystère révélé. “Introduire dans la vérité tout entière”, cela s'accomplit donc dans la foi et par la foi : c'est l'œuvre de l'Esprit de vérité et c'est le fruit de son action dans l'homme. En cela, l'Esprit Saint doit être le guide suprême de l'homme, la lumière de l'esprit humain. »[2]

Jésus promet donc à ses apôtres, avant de mourir, l’assistance de l’Esprit Saint pour la vie de l’Église, surtout pour la préservation et le développement authentique de la foi. L’histoire de tant de siècles nous montre l’accomplissement prodigieux de cette promesse : malgré les tempêtes idéologiques, les errances, les hérésies et les persécutions en tous genres, le peuple de Dieu continue sa marche dans l’histoire grâce à sa foi ; une foi non seulement identique à elle-même, mais qui s’approfondit toujours plus, grâce aux théologiens et aux saints, qui s’incarne et s’adapte à chaque époque ; une foi qui répand sa lumière sur les peuples.

Appliqué à notre vie spirituelle, cela montre l’importance de l’Esprit Saint pour comprendre et goûter en profondeur les Écritures. Si nos textes sacrés ont développé toute leur fécondité au cours des siècles grâce à l’Esprit Saint, ils nécessitent également cet Esprit pour illuminer nos cœurs : dans notre modeste école de Lectio Divina, combien cela est important ! Le pape Benoît XVI l’a expliqué en concluant le synode sur la Parole de Dieu :

« Les Pères synodaux ont voulu rappeler l’importance de l’action de l’Esprit Saint dans la vie de l’Église et dans le cœur des croyants par rapport à l’Écriture Sainte. En effet, sans l’action efficace de « l’Esprit de Vérité » (Jn 14, 16) on ne peut comprendre les paroles du Seigneur. Comme le rappelle saint Irénée : “Ceux qui ne participent pas à l’Esprit ne puisent pas au sein de leur Mère (l’Église) la nourriture de Vie, ils ne reçoivent rien de la source très pure qui coule du Corps du Christ”. Comme la Parole de Dieu vient à nous dans le Corps du Christ, dans le corps eucharistique et dans le corps des Écritures par l’action de l’Esprit Saint, de même elle ne peut être accueillie et comprise pleinement que grâce à ce même Esprit. » [3]

Prenons donc l’habitude d’invoquer l’Esprit Saint au moment de lire les Écritures, pour qu’il déploie sa vie dans notre âme. L’Esprit a toujours quelque chose de nouveau à nous révéler sur le mystère de Dieu et sur le mystère de notre propre vie. Nous pourrions nous inspirer de cette prière du philosophe Jean Guitton :

« Esprit-Saint, comment te nommer, toi qui n'as pas de visage, toi qui n'es ni le Père ni le Fils mais leur amour. Les mots dont on te désigne sont ceux qui m'ont toujours séduit : Esprit de vérité, Esprit d'amour. Toi qui les unis en toi, donne-moi de chercher à les unir en moi.

Esprit-Saint, toi qui es l'inspirateur de tout ce qui commence, toi qui donnes la patience dans les délais et les retards, toi qui nous aides à recommencer sans cesse, toi qui nous permets de finir, sois l'hôte invisible, l'hôte inconnu de toute l'histoire humaine.

toi qui es la douceur de ce qui est fort et la force de ce qui est doux, toi qui agis dans le secret des profondeurs, toi qui sais ce qu'est dans nos cœurs un espoir déçu, un amour trahi, une séparation entre ceux qui se sont aimés, toi qui as si bien fait ce qui fut fait, refais ce qui a été défait.

Toi qui es la voix de nos silences, le gémissement de nos prières, viens, Esprit Créateur, re-créateur. » [4]

L’Esprit dans le cœur des croyants

Imaginons le regard que Jésus a porté sur ses apôtres lors de la dernière Cène : un regard d’amour qui percevait toute la générosité dont ils étaient capables… Une générosité belle et noble, certes, mais limitée et fragile : son regard notait aussi combien leur manquait encore le Don le plus grand qu’est l’Esprit Saint, cet Esprit qui animait sa propre âme très sainte et qui était son Union même avec son Père. Jésus désirait ardemment le leur transmettre, Il s’enthousiasmait en imaginant les œuvres que l’Esprit accomplirait à travers ses apôtres, pour le salut du monde et qui seraient même, ce qui peut surprendre, plus grandes que ses propres œuvres : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père » (Jn 14, 12).

Le feu de la Trinité allait se répandre dans les cœurs des apôtres, encore si peu touchés par les paroles de Jésus. C’est une œuvre de l’Esprit que nous décrit Fénelon :

« C’est l’Esprit qui fait naître au fond de l’âme les vérités que la parole sensible de Jésus-Christ n’avait exposées qu’aux yeux de l’esprit. On goûte, on se nourrit, on se fait une même chose avec la vérité. Ce n'est plus elle qu'on voit comme un objet hors de soi ; c'est elle qui devient nous-mêmes et que nous sentons intimement comme l'âme se sent elle-même. O quelle puissante consolation sans chercher à se consoler ! On a tout sans rien avoir. Là on trouve en unité le Père, le Fils et le Saint-Esprit : le Père créateur, qui crée en nous tout ce qu'Il veut y faire pour nous rendre des enfants semblables à lui ; le Fils, Verbe de Dieu, qui devient le Verbe et la parole intime de l'âme, qui se tait à tout pour ne plus laisser parler que Dieu ; enfin l'Esprit, qui souffle où il veut, qui aime le Père et le Fils en nous. Ô mon Amour, qui êtes mon Dieu, aimez-vous, glorifiez-vous vous-même en moi ! Ma paix, ma joie, ma vie sont en vous, qui êtes mon tout, et je ne suis plus rien. »[5]

Le pape François, dans la pure tradition ignacienne, est un grand témoin de la liberté dans l’Esprit. Il bouscule beaucoup de choses depuis son élection, en suivant un Maître qui le dépasse, l’Esprit de vérité promis par Jésus, qui guide à la vérité tout entière. Voici ce qu’il disait encore récemment lors d’une audience à la communauté de l’Emmanuel :

« Je rends grâce pour tout le chemin que vous avez parcouru sous la mouvance de l’Esprit Saint qui veut que nous soyons toujours en chemin, et je vous invite à toujours rester à son écoute car il n’y a pas de plus grande liberté que de se laisser guider par l’Esprit et de lui permettre de nous éclairer et de nous conduire là où il veut. » [6]

Or, c’est la vérité qui rend libre (cf. Jn 8,32), et c’est une libération qui vient de l’Esprit de vérité. Il y a tant de vérité à faire dans nos vies, dans la vie de l’Église, dans le monde qui nous entoure ! Nous avons vraiment besoin de ce guide intérieur, que le pape François décrit ainsi :

« Le Saint-Esprit nous enseigne : il est le Maître intérieur. Il nous guide sur le bon chemin, à travers les situations de la vie. Il nous enseigne la route, la voie. Pendant les premiers temps de l’Église, le christianisme était appelé « la voie » (cf. Ac 9, 2), et Jésus lui-même est la Voie. Le Saint-Esprit nous enseigne à le suivre, à marcher sur ses traces. Plus qu’un maître de doctrine, le Saint-Esprit est un maître de vie. Et le savoir, la connaissance, font certainement aussi partie de la vie, mais dans l’horizon plus vaste et harmonieux de l’existence chrétienne. »[7]

Un autre grand pasteur, le cardinal Mercier (+1925), une figure très marquante de l’Église du début du XXe siècle, donnait un conseil précieux :

« Je vais vous révéler un secret de sainteté et de bonheur... Si tous les jours, pendant cinq minutes, vous savez faire taire votre imagination, fermer vos yeux aux choses sensibles et vos oreilles à tous les bruits de la terre, pour rentrer en vous-même, et là, dans le sanctuaire de votre âme baptisée, qui est le temple du Saint-Esprit, parler à ce divin Esprit, lui disant : “Ô Esprit-Saint, âme de mon âme, je vous adore. Éclairez-moi, guidez-moi ,fortifiez-moi, consolez-moi ; dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi vos ordres ; je vous promets de me soumettre à tout ce que vous désirez de moi et d’accepter tout ce que vous permettrez qu’il m’arrive, faites-moi seulement connaître votre volonté...” Si vous faites cela, votre vie s’écoulera heureuse, sereine et consolée, même au milieu des peines, car la grâce sera proportionnée à l’épreuve, vous donnant la force de la porter, et vous arriverez à la porte du Paradis. Cette soumission au Saint-Esprit est le secret de la Sainteté. »

L’Esprit pour l’évangélisation aujourd’hui

Cette transformation intérieure du chrétien par l’Esprit déborde ensuite en rayonnement extérieur, en œuvres admirables, et surtout dans l’action qui prolonge le plus celle du Christ : l’évangélisation. Le pape Paul VI, dès 1975, avait perçu ce rôle de l’Esprit, aussi ancien que l’Église, il est vrai, mais revenu au premier plan de notre conscience ecclésiale :

« Les techniques d’évangélisation sont bonnes mais les plus perfectionnées ne sauraient remplacer l’action discrète de l’Esprit. La préparation la plus raffinée de l’évangélisateur n’opère rien sans lui. Sans lui, la dialectique la plus convaincante est impuissante sur l’esprit des hommes. Sans lui, les schémas sociologiques ou psychologiques les plus élaborés se révèlent vite dépourvus de valeur. Nous vivons dans l’Église un moment privilégié de l’Esprit. On cherche partout à le connaître mieux, tel que l’Écriture le révèle. On est heureux de se mettre sous sa mouvance. On s’assemble autour de lui. On veut se laisser conduire par lui. Or, si l’Esprit de Dieu a une place éminente dans toute la vie de l’Église, c’est dans la mission évangélisatrice de celle-ci qu’il agit le plus. Ce n’est pas par hasard que le grand départ de l’évangélisation eut lieu le matin de Pentecôte, sous le souffle de l’Esprit. » [8]

Un autre pape réformateur, saint Grégoire le Grand, soulignait un aspect important de cet enseignement : les prédicateurs s’efforcent de transmettre la Parole de Jésus, mais cette Parole ne peut être reçue que grâce à la présence de l’Esprit. Alors que nous nous efforçons, comme prêtres et catéchistes, d’allumer le feu de l’évangélisation, nous devons toujours et avant tout compter sur son aide. En effet, ce n’est jamais nous mais Dieu qui touche les cœurs ; nous lui prêtons nos voix. Voilà son commentaire à l’évangile du jour :

« Il est dit justement : ‘Il vous enseignera toutes choses’ (Jn 14,26), parce que si cet Esprit ne touche pas le cœur de ceux qui écoutent, vaine est la parole de celui qui enseigne. Que personne donc n’attribue au maître humain l’intelligence qu’il a de son enseignement ; car si le maître intérieur n’est pas là, la langue du maître extérieur travaille dans le vide. Voici que tous vous entendez également ma voix qui vous parle, et cependant vous ne comprenez pas également le sens de ce que vous entendez. […] La parole du prédicateur est inutile si elle n’est pas capable d’allumer le feu de l’amour. Ils l’avaient reçu, ce feu, de la bouche même de la Vérité, ceux qui disaient : ‘notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ?’ (Lc 24,32). »[9]

Cherchons à recevoir ce feu de l’Esprit ; exprimons notre soif de cette eau vive qui sourd au plus profond des cœurs. Le désir de l’Esprit : voici le moteur le plus puissant de notre vie spirituelle, que la philosophe Simone Weil a bien décrit dans son commentaire au Notre Père :

« Le règne de Dieu, c’est le Saint Esprit emplissant complètement toute l’âme des créatures intelligentes. L’Esprit souffle où il veut. On ne peut que l’appeler. Il ne faut même pas penser d’une manière particulière à l’appeler sur soi, ou sur tels ou tels autres, ou même sur tous, mais l’appeler purement et simplement ; que penser à lui soit un appel et un cri. Comme quand on est à la limite de la soif, qu’on est malade de soif, on ne se représente plus l’acte de boire par rapport à soi-même, ni même en général l’acte de boire. On se représente seulement l’eau, l’eau prise en elle-même, mais cette image de l’eau est comme un cri de tout l’être. » [10]

Pour recevoir l’Esprit-Saint, faisons comme l’apôtre Jean, prenons Marie chez nous. La particularité de Marie est d’être comblée de grâce, c’est-à-dire comblée d’Esprit-Saint. Si en nous, l’Esprit-Saint n’est que partiellement chez lui, chez Marie en revanche il prend toute la place. Demandons-lui de nous laisser toujours plus emplir par l’Esprit de son Fils.

Pour notre prière, nous pouvons reprendre l’hymne si belle de la liturgie, Veni Creator Spiritus. En voici la traduction française de Pierre Corneille, où se joignent la Tradition de l’Église et le génie littéraire :

Viens, Esprit créateur qui nous as donné l’être,
Descends du haut du ciel dans les esprits des tiens;
Et, comme tu les as fait naître,
Remplis-les du plus grand des biens.
Soit que de Paraclet le sacré nom te suive,
Soit qu’ici du Très-Haut nous t’appelions le don,
Feu, charité, fontaine vive,
Et spirituelle onction;
Ta grâce au fond des cœurs par sept présents opère,
Doigt de Dieu, qui suffis à les épurer tous.
Effet des promesses du Père,
Et langue qui parles en nous.
Illumine les sens par tes saintes largesses,
Verse un parfait amour dans le cœur abattu,
Rends des forces à nos faiblesses
Par une immuable vertu.
Mets de notre ennemi toute l’audace en fuite,
D’une sincère paix assure-nous le fruit;
Fais enfin que sous ta conduite
L’âme évite tout ce qui nuit.
Apprends-nous à connaître et le Fils, et le Père,
À te croire l’Esprit à tous les deux commun,
Et cet ineffable mystère
De trois suppôts qui ne sont qu’un.
Gloire soit à jamais au Père inconcevable,
Gloire pareille au Fils qui s’est ressuscité;
Gloire au Paraclet adorable,
Durant toute l’éternité.[11]


[1] Frère Christian, homélie pour la fête de Pentecôte 1985 - Les homélies de Frère Christian sont parues dans « L'autre que nous attendons », Homélies de Père Christian de Chergé (1970-1996), Editions de Bellefontaine, 2009.

[2] Saint Jean-Paul II, encyclique Dominum et vivificantem, nº6.

[3] Benoît XVI, exhortation Verbum Domini, nº16.

[4] Jean Guitton (+1999)

[8] Paul VI, exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, nº75.

[9] Grégoire le Grand, PL 76, col. 1222 (cité par Marie-Anne Vannier, l’expérience du Saint-Esprit, Cerf, p. 169).

[10] Simone Weil, Le Notre Père, Bayard 2017, p. 34-35.

[11] Pierre Corneille, Hymnes du Bréviaire romain – Vêpres pour le jour de la Pentecôte (dans Œuvres complètes, Hachette 1884, p. 77).