Lectio Divina

Dimanche III de Carême - Année B

Sainte Colère

«Sainte Colère»: C’est ainsi qu’est qualifié traditionnellement le comportement de Jésus dans l’évangile proclamé ce dimanche.

À l’Écoute de la Parole

Nous avons de quoi être déroutés. Enfin arrivé à Jérusalem où il a été acclamé comme fils de David, Jésus, loin de chercher à nouer de bonnes relations avec le pouvoir en place, le dénonce. Pire: il se comporte comme un révolutionnaire, ou plutôt comme les prophètes les plus véhéments de l’Ancien Testament, en expulsant les marchands du Temple (Jn 2). Plus grave encore: il prétend mystérieusement pouvoir «relever le Temple en trois jours», des paroles qui semblent folles et qui lui seront reprochées lors de son procès.

Saint Paul nous l’explique en deuxième lecture: «un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes…» (1Co 1).

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Méditation: Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai!

À travers l’épisode de ce jour, nous découvrons la «Sagesse d’amour», celle de Dieu: contraire à la mentalité du monde, elle nous conduit à la suite de Jésus selon une logique déroutante, mais lumineuse. Elle nous dévoile le mystère de l’Église enfoui dans la réponse de Jésus aux Juifs scandalisés: «Il parlait du sanctuaire de son corps». Elle nous dit comment contribuer à construire ce Corps durant ce Carême.

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Pour aller plus loin

Lors de son message pour le Carême 2015, le pape François a beaucoup insisté sur la tentation de l’indifférence. Au cours de cette semaine, nous pouvons méditer sur la vigueur avec laquelle Jésus vient purifier le Temple. Tout cela doit s’incarner en gestes et attitudes concrètes, qui jaillissent de notre contact avec la misère des autres. Les paroles du pape pourront nous aider à prendre une nouvelle résolution:

«Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et ainsi devenir comme lui. Cela advient quand nous écoutons la Parole de Dieu et quand nous recevons les sacrements, en particulier l’Eucharistie. Nous devenons en elle ce que nous recevons: le Corps du Christ. Dans ce corps, cette indifférence qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve pas de place. Puisque celui qui est du Christ appartient à un seul corps et en lui personne n’est indifférent à l’autre. ‘Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie’ (1 Co 12, 26).» [1]