Lectio Divina

Dimanche II de Carême - Année B

Per Crucem ad Lucem

Jésus est en marche vers Jérusalem, vers sa Passion: il fait un détour par le mont Thabor pour révéler sa gloire à ses disciples, avant l’épreuve de l’humiliation, de la souffrance et de la mort. La Transfiguration (Mc 9) illumine notre chemin de carême.

Abraham est lui aussi en marche, vers le mont Moriah: le Seigneur lui demande de sacrifier son fils Isaac (Gn 22).

À l’écoute de la Parole

Le texte du sacrifice d’Abraham est l’un des plus dérangeants de l’Ancien Testament. Contrairement aux apparences, Dieu n’est pas cruel et ne se contredit pas. L’épisode est une préfiguration du sacrifice qu’accomplira le Christ, en parfaite union de volonté avec le Père. Il révèle pleinement son Mystère à ses disciples, au Thabor, avant sa Passion sur le Golgotha.

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Méditation: Gravir la montagne comme les disciples

Notre chemin spirituel est une ascension: que nous enseignent les lectures? La foi est difficile pour notre pauvre nature, et nous bégayons comme Pierre devant la gloire du Christ. Le chemin de foi comporte souvent des arrachements profonds, comme l’a vécu Abraham; mais c’est en vue d’une fécondité plus grande, comme pour Abraham, le père des croyants.

⇒ Voir la méditation complète

Pour aller plus loin

Le récit du sacrifice d’Isaac (Gn 22) a généré une abondance de commentaires, depuis le judaïsme ancien jusqu’à la réflexion théologique contemporaine. On pourra donc explorer:

Un excellent survol des interprétations anciennes, tant juives que chrétiennes, grâce à cette page placée sous le patronage de l’Éducation Nationale (le fait mérite d’être noté).

Une très belle homélie d’Origène qui peut se lire ici

Le début du premier chapitre de la première encyclique du pape François, Lumen Fidei, qui montre la grandeur théologique du Patriarche (nn.8-11 : Abraham, notre père dans la foi)

On y lit notamment:

«Le Dieu mystérieux qui l’a appelé n’est pas un Dieu étranger, mais celui qui est l’origine de tout, et qui soutient tout. La grande épreuve de la foi d’Abraham, le sacrifice de son fils Isaac, montrera jusqu’à quel point cet amour originaire est capable de garantir la vie même au-delà de la mort. La Parole qui a été capable de susciter un fils dans son corps ‘comme mort’ et ‘dans le sein mort’ de la stérile Sara, sera aussi capable de garantir la promesse d’un avenir au-delà de toute menace ou danger.» (Lumen Fidei, nº1).