Lectio Divina

Dimanche XXVII du Temps Ordinaire - Année B

Mariage, symbole et témoignage

À l’écoute de la Parole

Les textes de ce dimanche évoquent le mystère du mariage humain avec le récit de la création de la femme et l’enseignement de Jésus sur le divorce. Le Christ justifie ses exigences par le dessein originel de Dieu qui dépasse de loin les perspectives humaines, et Il invite à l’accueillir comme un enfant.

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Méditation

Jésus ne cherche pas à nous mettre en difficulté sur ce thème du divorce ; Il nous révèle que le projet de Dieu pour le couple est le reflet d’un projet plus grand : l’union de l’âme à Dieu. D’où les exigences et les joies qui s’attachent au mariage et le rendent sacré et indissoluble. Plus généralement, Jésus appelle à retrouver l’enthousiasme et la confiance de l’enfance pour accueillir le projet de Dieu dans nos vies.

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Pour aller plus loin

Le texte de Genèse 2 a été très commenté et a eu une grande postérité théologique, proposons seulement ces pistes :

  • Article sur son exégèse dans l’AT, le judaïsme et le NT.
  • La série d’Audiences générales de saint Jean-Paul II dédiées à l’amour humain dans le plan divin, qui s’étalent de 1979 à 1984 (accéder par ici). Elles forment ce que l’on a appelé la « théologie du corps ».
  • On trouvera par exemple dans l’une des premières ce beau commentaire :

La femme est formée avec « la côte » que Dieu-Yahvé avait enlevée à l’homme. Compte tenu de la façon archaïque, métaphorique et imaginative dont est exprimée la pensée, nous pouvons dire qu’il s’agit ici de l’homogénéité de l’un et de l’autre dans tout leur être. Cette homogénéité concerne surtout le corps, la structure somatique, et elle est confirmée également par les premières paroles de l’homme à la femme :« Voici cette fois l’os de mes os et la chair de ma chair. » ( Gn 2, 23.) Et cependant, ces paroles se réfèrent aussi à l’humanité de l’homme de sexe masculin. Elles doivent être lues dans le contexte des affirmations faites avant la création de la femme où, bien que l’ « incarnation » de l’homme n’existe pas encore, elle est définie comme « une aide qui lui soit accordée » (cf. Gn 2, 18 et 2, 20). Ainsi donc, la femme est créée, en un certain sens, sur la base de la même humanité. [1]