Lectio Divina

Dimanche III de Carême - Année A

À l’écoute de la Parole

Vivre en plénitude : toute la liturgie de ce dimanche nous parle de la vie divine, cette vie en Dieu que le Christ est venu nous apporter. Elle est l’eau dont le peuple a besoin dans sa marche au désert (Ex 17) ; elle est un don de Dieu (Ps 95) que le Christ a offert à la Samaritaine (Jn 4) ; saint Paul la décrit en termes théologiques (Ro 5). Au milieu du Carême, par notre Lectio Divina, nous désirons recevoir cette eau qui jaillira du Cœur du Crucifié, et qui rejaillira sur les catéchumènes pendant la Veillée pascale.

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Méditation : de la soif à la contemplation de la Trinité

Jésus rencontre la Samaritaine : une créature, qui a soif de Dieu, est rejointe par Dieu lui-même, qui a soif d’être aimé. Rencontre entre deux soifs, comme devrait être notre prière. Et l’Esprit Saint lui est donné, comme une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle : comment cette femme l’aura-t-elle vécu intérieurement ? Et quelle est cette contemplation trinitaire dont parle Jésus ?

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Bonne lecture, bonne prière ! P. Nicolas Bossu, LC

Pour aller plus loin

À notre époque, de nombreuses offres spirituelles « alternatives » nous proposent la vie en plénitude : comme si l’Église ne pouvait pas nous donner cette vie, beaucoup de nos contemporains sont attirés par les sectes, les méthodes exotiques de prière, la communion avec la terre ou d’autres formes de paganisme… toute une nébuleuse d’expériences spirituelles « New Age » a vu le jour. Ceci a amené une réflexion en profondeur de nos pasteurs, qui ont décrit ce phénomène du Nouvel Âge dans un excellent document pontifical : Jésus-Christ, le porteur d’eau vive.

Le chapitre 5 nous présente l’épisode de la Samaritaine comme une réponse aux attentes de la culture contemporaine, et l’on peut y lire notamment :

Le fait que cette rencontre se soit déroulée près d'un puits est significatif. Jésus offre à la femme « une source... jaillissante en vie éternelle » (v. 14). La douceur avec laquelle Jésus traite cette femme est un modèle d'efficacité pastorale, quand on cherche à aider les autres à être sincères sans difficulté, dans le douloureux processus d'auto-révision. (« Il m'a dit tout ce que j'ai fait » : v. 39). Une telle approche pourrait donner une moisson abondante chez ceux qui sont attirés par le porteur d'eau (le Verseau) tout en étant sincèrement à la recherche de la vérité. Il faudrait les inviter à écouter Jésus, qui ne nous offre pas seulement l'eau qui étanche notre soif aujourd'hui, mais aussi les profondeurs spirituelles de « l'eau vive ». Il est important de reconnaître la sincérité des personnes qui sont à la recherche de la vérité. Il ne s'agit pas de tromperie ou d'aveuglement. Il faut aussi être patient, comme le savent bien tous les bons éducateurs. Une personne qui rencontre la vérité est soudain remplie d'une nouvelle énergie, d'un sentiment entièrement nouveau de libération, notamment des fautes et des peurs du passé, et celui qui s'efforce de mieux se connaître, comme la femme près du puits, transmettra aux autres le désir de connaître cette vérité qui les rendra, eux aussi, libres.

Conseils pontificaux de la culture / pour le dialogue interreligieux, document « Jésus-Christ, le porteur d’eau vive (une réflexion chrétienne sur le ‘Nouvel Âge’) », 2003, chap. 5 : Jésus-Christ nous offre l’eau vive.