Lectio Divina

Dimanche I de Carême Année A

À l’écoute de la Parole

En ce premier dimanche de Carême, nous contemplons Jésus lors de sa lutte contre le démon au désert (Mt 4). Il sort victorieux des tentations et nous montre le chemin à suivre, qui est l’opposé de celui de nos premiers parents : Adam et Ève se sont laissé tromper par le serpent (Gn 3, en première lecture), par manque de confiance envers le Créateur. Saint Paul confronte ces deux événements pour mettre en valeur l’œuvre du Nouvel Adam, le Christ, en regard du « premier Adam » (Rm 5, deuxième lecture).

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Méditation : du Christ vainqueur au chrétien heureux

L’Évangile nous présente Jésus victorieux contre Satan : l’Écriture nous montre la grandeur de son œuvre de libération, mais veut aussi nous encourager et nous enseigner comment livrer la même bataille. Dans notre Lectio Divina, nous méditerons donc sur la dynamique interne des trois tentations, puis sur la liberté qui nous est donnée grâce à la victoire du Christ. Enfin nous essaierons de l’imiter dans notre vie notamment contre les tentations de tristesse et d’acédie.

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Bonne lecture, bonne prière ! P. Nicolas Bossu, LC

Pour aller plus loin

Péché originel, œuvre du « nouvel Adam » qu’est le Christ, … Ces thèmes sont très riches spirituellement, mais un peu difficiles quant à la théologie. On pourra donc s’aider d’une audience[1] du pape Benoît XVI où il les explique avec grande clarté. Il y déclarait notamment :

« Le mal n’est pas logique. Seuls Dieu et le bien sont logiques, sont lumière. Le mal demeure mystérieux. On l'a représenté dans de grandes images, comme le fait le chapitre 3 de la Genèse, avec cette vision des deux arbres, du serpent, de l'homme pécheur. Une grande image qui nous fait deviner, mais ne peut pas expliquer ce qui est en soi illogique. Nous pouvons deviner, pas expliquer ; nous ne pouvons pas même le raconter comme un fait détaché d'un autre, parce que c'est une réalité plus profonde. Cela demeure un mystère d'obscurité, de nuit. Mais un mystère de lumière vient immédiatement s'y ajouter… »


[1] Benoît XVI, Audience générale, 3 décembre 2008, disponible ici.